La mer des Caraibes et tout particulièrement la côte sous le vent , est l'endroit rêver pour l'observation des cétacés.
De nombreuses espèces résidentes sont visibles tout au long de l'année, d'autres migrent dans nos eaux tropicales entre janvier et avril :
Baleine à bosse, rorqual à bosse ou jubate
(Humpback whale) Par Caroline Van Eecke


Migration sur l’année
“Les baleines à bosse vivent l’été dans les eaux glacées de l’Artique et de l’Antartique ou la nourriture abonde, et l’hiver, elles se rapprochent de l’Equateur dans des eaux plus chaudes pour la saison des amours...”
Lors de la saison des amours seuls les mâles chantent pour attirer leur “belle” mais aussi pour se repèrer les uns par rapport aux autres.
L’analyse de leur chant, en dehors de l’aspect purement onirique et mélodieux permet d’identifier l’appartenance à chaque groupe, car chaque chant est différent d’une population à l’autre. Ceci peuvent s’entendre jusqu’à 300 Km. Par ailleurs, personne ne sait en fait exactement comment les baleines à bosse mâles créent leurs chants complexes car elles n’ont pas de cordes vocales...
Les femelles fécondées repartiront les premières, suivies par les femelles en repos de cycle et les immatures.

Fin Octobre, début Novembre, elles quittent l’Océan indien pour aller se nourrir dans l’Antarctique (= eaux froides de - 1 à + 4°), ou vers le Groenland pour celles qui se trouvaient en Atlantique. Les femelles allaitantes ont perdu 50% de leur poids (soit 20 tonnes) à l’arrivée et auront environ 6 mois pour engraisser à la prochaine migration. Les couples mères-baleineaux repartent en dernier afin de laisser au petit le temps de prendre le plus de forces possibles. Ceux-ci, lors des migrations, se positionnent au dessus de leur mère pour profiter de leur sillage. Les mâles, eux, passent d’un groupe à l’autre.
De décembre à fin Avril, les baleines à bosse se trouvent pour la plupart en Antarctique, au Sud du Cap Horn, à plus de 8000 Km de Mayotte et Madagascar, mais aussi au Groenland, au large du Quebec. Pendant cette période, elle font des réserves de graisses en se nourrissant en grandes quantités essentiellement principalement de krill (petites crevettes), harengs, capelans, lançons et maquereaux. Elles font des réserves car par la suite elles ne se nourrissent plus de six mois.
Ce n’est que onze mois plus tard, entre janvier et mars, que quelques 1000 à 2000 individus se retrouvent dans ces eaux chaudes pour mettre au monde les balaineaux, rechercher un compagnon, exécuter une spectaculaire parade nuptiale et s'accoupler,lors d’une deuxième migration elles viendront faire naître leurs petits dans les eaux chaudes car ceux-ci ne survivraient pas dans les eaux froides, pour revenir par la suite avec eux en Antarctique, dés qu’ils sont assez résistants pour voyager...
Celles provenant de l’hémisphère Nord, iront mettre bas entre Novembre et Mai, aux Caraïbes au large de la République Dominicaine et de Porto Rico, dans la baie de Samana ou de la Guadeloupe. Pour celles qui proviennent de la Mer de Bering, plus à l’ouest, elles iront vers les lagons chauds du Mexique mettre bas en Basse Californie, autre lieu réputé pour la reproduction des baleines à bosse.
Les baleines à bosse peuvent vivre jusqu’à 40 ans, les femelles font un petit tous les 2-3 ans et à chaque migration parcourent à l’aller plus de 5000 Km à la vitesse moyenne de 4 à 8 km/heure. Vous l’avez deviné, le but de cette migration est avant tout la reproduction de l’espèce.
Mécanisme d’orientation des baleines
Aujourd’hui de nombreux scientifiques pensent que les baleines comme les oiseaux migrateurs sont capables de percevoir les champs magnétiques terrestres. Il semble déjà prouvé que ces mammifères peuvent, grâce à la sensibilité de leur peau, ressentir la variation de température de l’eau, ainsi, et ainsi identifier les différentes zones qu’elles traversent. D’autres part, les particules de magnétites présentes dans la boite cranienne des baleines à bosse pourraient faire office de boussole interne. Les échouages des baleines pourraient êtres dus en partie à des modifications ponctuelles du champ magnétique de la Terre.
Règles à respecter pour l’observation des baleines
(Code de bonne conduite des whale-watching élaboré par le ministère de l’environnement):
- Réduire les moteurs à l’approche de la zone d’observatoire minimale fixée à 100 m et ne jamais couper la route à un groupe de cétacés, les approcher tout doucement sur les côtés et non pas de front. Toujours naviguer parallèlement sans chercher à les poursuivre.
- Eviter de cerner les baleines à plusieurs bateaux et susciter un stress inutile. (Peut séparer une baleine de son baleineau).
- Limiter l’observation d’un groupe de baleine pour ne pas suivre toujours les mêmes. La durée d’observation ne doit pas excéder 60 mn.
- Pas timide, la baleine à bosse s’approche volontier des embarcations, attention: immédiat des moteurs en positionnant les hélices au point mort. Il faut toujours laisser l’animal décider de sa propre allure et de son comportement.
- Nager ou plonger à côté ou entre les baleines est interdit. Eviter d’essayer de toucher les baleines.
- Etre responsable de ses débrits dans certains sites privilégiés pour les baleines.
Conclusion
Protégée depuis 1960, cela ne garantit pas pour autant leur sécurité, aprés une longue période d’exploitation, cette espèce est entrain de se rétablir: 200 000 baleines à bosse ont été tuées dans l’hémisphère Sud au siècle dernier, il en reste aujourd’hui 30 000 dans les océans du monde.. Mais les filets, les bateaux qui les heurtent, l’exploitation du pétrole et des gaz en mer, l’annonce de reprise de la chasse à la baleine en 2008 par les baleiniers de l’Antartique, tout cela compromet gravement l’avenir de ces mammifères enchanteurs...
Le Grand Cachalot en Guadeloupe.
Texte et photos Jean-François Vibert


Un cachalot est un mammifère marin autrement dit un cétacé. Les cétacés sont classés en deux ordres bien distincts : les Odontocètes qui possèdent des dents (cachalots, bélougas, dauphins, orques, marsouins) et les mysticètes (baleines) qui sont équipés de fanons pour filtrer plancton et petits poissons.
Les cachalots mâles peuvent mesurer jusqu'à 18 mètres et peser 57 tonnes. Ils possèdent 18 à 25 dents, peuvent plonger jusqu'à 45 minutes et entre les plongées se reposent en surface de quelques minutes à une heure. Ils détiennent le record absolu de profondeur : des scientifiques ont enregistré une immersion à moins 2250 m ! On les rencontre dans toutes les mers du globe, l'espèce n'est plus en danger car la chasse au cachalot à été interdit en 1982.

Pourquoi donc les cachalots plongeraient-ils aussi profond ? Tout simplement pour chasser les calmars géants des profondeurs (Architeuthis Dux) qui constituent leur repas préféré. On a ainsi retrouvé sur la peau de certains cachalots des traces de ventouses énormes qui laissent penser que des spécimens longs de plusieurs dizaines de mètres vivraient dans les abysses.
Par ailleurs, il arrivait fréquemment aux chasseurs de baleines de retrouver dans le ventre des cétacés des morceaux de tentacules longs de plusieurs mètres. Prudents, peu de scientifiques osent se prononcer sur la question tant sont rares les spécimens retrouvés en bon état. Toutefois les indices de l'existence de ces géants ne manquent pas, bien qu'il ne subsiste généralement d'eux que d'informes tas de chair échoués sur les plages lors de tempêtes.
Que les plongeur se rassurent : il n'ont aucune chance de se trouver un jour nez à nez avec un tel monstre, tant les profondeurs auxquelles ils vivent sont abyssales. A quelques 1000 ou 2000 mètres, il règne un noir absolu, la température n'est que de quelques degrés et la pression colossale, ce qui explique peut-être la rareté des cadavres de calmars géants : leur corps invertébré ne résisterait pas au changement de pression lors de la remontée.


Les cachalots communiquent entre eux et se repèrent grâce à un système d'écholocation : ils émettent des clics sonores très puissants sur une très grande amplitude de fréquence. C'est en localisant l'origine de ces clics grâce à des hydrophones que l'on parvient à les approcher. Il suffit ensuite d'attendre qu'ils remontent à la surface au moment de respirer pour apercevoir leur souffle visible parfois de très loin.
La migration de la plupart des cétacés à dents n'est pas aussi précise que celle des cétacés à fanons. En fait, nombre d'entre eux sont nomades plutôt que migrateurs. L'unique migration connue est celle du grand cachalot: tandis que les femelles et les jeunes mâles restent dans les eaux chaudes en été, les mâles adultes migrent vers les eaux polaires pour se nourrir de vastes quantités de calmars, rejoignant les femelles en hiver pour se reproduire.
Sources & remerciments:
http://www.whaleswhisperers.org/biblio_vaneecke.php
http://www.lesbaleines.net/connaissances/migrations/lieux.php
Observation des cétacés en Guadeloupe.

EVASION TROPICALE propose toute l’année l’observation des cétacés en côte sous le vent.
L’approche respecte une charte stricte définie par des organismes de protection des cétacés afin de ne pas déranger les animaux. Dans ces conditions il vous sera possible de les observer à quelques dizaines de mètres seulement. Évidemment hors de question de vous mettre à l'eau avec les cétacés.
Grâce à des hydrophones et à un matériel pédagogique complet, vous pourrez écouter le chant des baleines et les clics des cachalots.
Une collecte de données scientifiques et des études sont menées depuis 1992 sur toutes les espèces de cétacés et de tortues marines présents dans la zone : identification acoustique, génétique et photographique des espèces et individus, baguages (tortues marines), suivi des échouages, analyse des dangers sur les populations.
L’association veut sensibiliser la population au travers de manifestations, concours de dessins, conférences, projets éducatifs, organisation relais des Nettoyages de Printemps, participation à la " Semaine de la Science ", aux " Journées mondiales de l’Environnement ", interventions en milieux scolaires et parascolaires : actions " 1000 défis pour ma planète ", éditions de documents scientifiques et pédagogiques.
http://www.evasiontropicale.org/



























