LA DECOMPRESSION
D’où viennent ces bulles ? ??
Saturation et déssaturation :
En surface, il existe un équilibre entre la pression atmosphérique qui agit sur le corps et la pression des gaz que l’on respire à l’intérieur de l’organisme, c’est la loi de Henri sur la dissolution des gaz. Cet équilibre est un état de saturation .
Lorsque l’on s’immerge, la pression sous l’eau augmente. L’organisme par rapport au milieu va donc rétablir l’équilibre en allant vers un nouvel état de saturation. Les tissus qui composent l’organisme vont absorber plus de gaz. C’est l’azote contenu dans l’aire à 79% qui est absorbé.
Lorsque l’on remonte, la pression diminue, les tissus sont en état de Sursaturation et vont restituer le gaz en surplus. Ces microbulles d’azote apparaissent alors dans le sang et retourne aux poumons pour être éliminés par la respiration, c’est la déssaturation où décompression.
La déssaturation néssécite une attention toute particulière pour le plongeur, car trop de bulles dans l’organisme provoqueraient un bouchon gazeux qui engendrerait un accident de décompression.
Une bonne déssaturation se fait en respectant scrupuleusement un « protocole » de déssaturation. Ce protocole peut être suivi grâce à l’utilisation de « tables de plongée » où d’un « ordinateur de plongée ».
La fabrication des microbulles réside en partie dans le profile de la plongée. Plus le temps d’exposition est long plus il y aura de bulles, plus la profondeur est grande et plus rapidement le seuil critique de bulles est atteint.
Les études scientifiques et les nombreux accidents ont permit de modélisés des courbes de déssaturation de plus en plus efficaces, utilisées aujourd’hui dans les ordinateurs de plongée. Mais de nombreux facteurs favorisants échappent aux modèles mathématiques et sont responsables de la plus part des accidents de décompression.
Facteurs Favorisants :
Avant la plongée :
- La fatigue ( physique et psychologique ), est sûrement le facteur le plus important pour la décompression, ainsi que le stress
- L’age et l’obésité
- L’alcool , par son action tension active favorise la formation de bulles, ainsi que certain médicament anti-dépresseur et les drogues
- Les plongées successives
- Les profiles inversés
Pendant la plongée :
- Le travail musculaire, augment la quantité de gaz par perfusion tissulaire pendant l’effort
- L’essoufflement , respiration superficielle et inefficace , état de stress
- Le froid ,qui réduit la vitesse d’élimination des gaz par vasoconstriction
- L’hyperpression pulmonaire, blocage respiratoire avec hyperpression alvéolaire ( Valsalva à la remonté )
- Les yo-yo
- Le profil de plongée..
- La vitesse de remonté
- Le déroulement des paliers
Après la plongée :
- L’apnée ( 6h ).
- L’avion ( 12 h) et l’altitude ( 6h ).
- Les efforts soutenus après la plongée ( 6h ).
- Les plongées consécutives
Prédispositions physiologiques :
le shunt pulmonaire :
Lors de la désaturation donc de la décompression , les gaz dissous sont évacués par la circulation sanguine vers les poumons qui les piègent et les éliminent par la respiration , c’est le filtre pulmonaire.
En cas de décompression anormale le trop grand nombre de bulles circulantes empêche le bon fonctionnement du rôle des poumons . Ainsi que certaines lésions pulmonaires qui laissent passer les bulles dans la circulation.
Le foramen ovale perméable :
Appelé aussi « TROU DE BOTAL . » C’est une ouverture droit / gauche entre les 2 oreillettes cardiaque. La circulation veineuse passe directement dans la circulation artérielle par ce shunt , sans passer par les poumons. C’est souvent une hyperpression dans l’oreillette droite qui rouvre le trou ( Valsalva fort à la remonté , toux , gonflage bouche ).
Les Accidents de décompression :
Il n'existe malheureusement pas de règle à 100% en décompression.
Un accident peut arriver après une plongée à 20 mètres, on peut avoir un profile de plongée correcte avec paliers de sécu. et finir au caisson. Inversement les plongées profondes si elles sont bien organisées ne sont pas plus risquées pour la décompression, et on peut avoir raté la remonté et les paliers et échapper à l'accident.
Les études démontrent que les symptômes apparaissent généralement après la plongée au bout de :
- 6 heures dans 99% des cas.
- 3 heures dans 95% des cas.
- 1 heure dans 85% des cas.
- 30 min dans 50% des cas.
Une fatigue intense et soudaine, un malaise général d’épuisement sont les signes classiques d’un accident de décompression.
Les symptômes dépendent du tissu concerné par la présence des bulles.
On distingue 2 groupes d’accidents :
Les accidents mineurs de type 1 : Cutané , Articulaire , malaise bénin.
Les accidents majeurs de type 2 : Neurologique centraux , médullaire, labyrinthique , malaise grave de décompression.
Accidents cutané :
Sensation de démangeaison , picotements ( puces ) localisé souvent nez et lobes d’oreilles.
Plaques visibles type urticaire où boursouflures souvent dû à un point d’appui ( mouton ).
Accidents articulaire, osseux , musculaire ( bends ) :
Sous forme aiguë , la douleur n’apparaît que ½ heure au moins après la plongée. Elle est violente avec irradiation , les antalgiques n’ont aucun effet sur la douleur , seul la recompression est efficace.
Accidents Neurologique Médullaires :
Pendant la remonté , coup de poignard dorsal , apparition progressive de fourmillement dans les membres inférieurs, jambes lourdes, obligation de s’asseoir, paraplégie , difficulté à uriner , troubles sphinctériens.
Accidents Neurologique Centraux :
Déterminé par la migration de bulles gazeuses du cœur gauche vers le cerveau par les carotides , souvent la conséquence d’une surpression pulmonaire.:
- Crise convulsives style épileptique , vomissement.
- troubles moteurs ( monoplégie , hémiplégie )
- troubles sensoriels ( parole , rétrécissement du champ de vision ..)
- troubles sensitif par anesthésie.
Accidents labyrinthiques de l’oreille interne
La bulle a détruit un canal semi-circulaire où comprimé le labyrinthe osseux
- Déséquilibre , vertige obligeant à s’asseoir, mal de mer , vomissements, troubles visuels , mouvements saccadés des yeux.
Autres Accidents :
- Pulmonaire : Gène respiratoire , risque d’œdème aiguë du poumons.
- Cardiaque : Infarctus du myocarde.
Traitement de l’accident de décompression :
Ne jamais recomprimer la personne en immersion .
- Respirer de l’oxygène pure 15 L / min., ramène à zéro le seuil de pression partielle d’azote au niveau alvéolaire et favorise la diffusion de la bulles d’azote, améliore l’oxygénation des tissus
- Administrer 500mg d’aspirine non effervescent, qui est un antiagrégant plaquettaire
- Boire 1 litre d’eau plat en 30 min., pour fluidifier le sang
- Assurer l’évacuation vers un centre de recompression hyperbar
- Surveiller l’évolution des symptômes
- Noter précisément le profil de la plongée et l’apparition des symptômes
- Noter précisément la médicamentation administrée
Prévention :
- Le respect et l’utilisation d’un seul outil pour les procédures de décompression , tables où ordinateurs .
- Eviter de rentrer dans des facteurs favorisants
- Ne pas plonger sous la contrainte, plongée reste un plaisir !!!
Pour Conclure:
La décompression fait partie complète de l'activité plongée , si les risques liés existes , le pourcentage d'accidents reste minime par rapport aux nombres de plongées effectués et n'entraine souvent aucun effets secondaires lorsque celui ci est prit en charge correctement.
Vos Moniteurs sont formés pour ces situations délicates et connaissent parfaitement les procédures en cas de suspicion d'accidents....
Ecrit par: eric, Le: 29/09/09



























